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Associations


Association amitié France Madagascar
  • Présidente Monique Prevost
  • Vice-présidente Nicole Isaaz


Amitiés France Madagascar
Association Loi du 1er juillet 1901
9, rue Victor Duchamp- 42000 SAINT-ÉTIENNE
tél. : 04 77 32 91 88 / fax : 04 77 41 30 09


Mission à Madagascar en Avril 2008

Cette année nous fûmes trois responsables à partir pour une mission de trois semaines.
Barbara pour la première fois, Nicole pour la troisième et Monique pour la huitième.
Notre programme consistait à aller visiter tous les centres où l’association est partie prenante afin de juger si nos projets avaient été réalisés et si les résultats étaient positifs.
Après un premier entretien général avec les sœurs Odette, Rosette et Jeannette, responsables de la prison et de la scolarisation des enfants, nous avons mis au point le déroulement de nos déplacements.


1) Le barrage

La visite du barrage de Marotsiriry et de ses canalisations a retenu toute notre attention. C’était un projet important et onéreux qui nous tenait à cœur, car au centre de formation de ce village « passe » chaque année une quarantaine de stagiaires en agriculture, travail du bois, du fer, couture et alphabétisation.
Ces jeunes agriculteurs, filles et garçons, font des stages en alternance : 2 mois au centre, puis 2 mois chez eux pour mettre en application ce qu’ils ont appris.

L’irrigation régulière des rizières, grâce au barrage, et l’application de la méthode Système de Riziculture Intensive (S R I) ont permis cette année une excellente récolte. Pour un kilo de semence plantée, la récolte (paddy compris) fut de 4,5 tonnes pour un hectare. C’était la première expérience et Monsieur Arsène, le moniteur responsable, nous a affirmé que l’année prochaine le rendement pourrait largement doubler.

Qu’est ce que le S. R. I. ?
Ce système a été développé dans les années 80 et il recommande aux utilisateurs de recourir à plusieurs techniques non conventionnelles dont le semis à sec, la transplantation de jeunes plants de riz (2 feuilles seulement) de moins de 20 jours à raison d’un plant par trou avec un espacement de 20x20 cm ou 33x33 cm, selon la qualité du sol , un désherbage par sarclage tous les dix jours environ (3 à 4 sarclages suffisent), et le contrôle du niveau de l’eau afin d’aérer les racines pendant la période de croissance du plant. Après 45 jours environ, on peut compter jusqu’à 40 épis par grain planté. La récolte peut se faire 4 mois après le repiquage (semis mi-juillet, récolte en novembre-décembre).
Pour obtenir un meilleur rendement l’année suivante, il est préconisé la culture à contre saison, c’est à dire de procéder à des plantations de cultures maraîchères bien fumées au compost, telles que pommes de terre, choux, pois, avoine, haricots, carottes, qui aèrent le sol et améliorent sa structure.
En ce qui nous concerne, l’hectare de rizière récolté courant mars sera replanté avec des légumes, mais 2 hectares nouvellement aménagés seront mis en rizières.
Les 4,5 tonnes de récolte ont donné 2,7 tonnes de riz blanc, soit environ 60 % du poids total. Ce riz est réservé aux ouvriers et aux moniteurs (c’est leur salaire) ainsi qu’aux stagiaires, pour leur alimentation pendant leur séjour, et aux sœurs.
Le son est utilisé pour les volailles et il sert également à faire du fumier quand il est mélangé à l’urine des zébus.
Ce projet est devenu une réalité et nous sommes heureuses que de nombreux agriculteurs apprennent cette nouvelle façon de cultiver le riz qui est leur nourriture principale, et qui leur permettra d’accéder à l’auto suffisance alimentaire (le riz est stocké 2 ans ou plus).

La construction du barrage a également permis l’arrivée de l’eau au dispensaire, qui jouxte le centre de formation rurale. Pour compléter ce programme nous allons installer un puits qui récupérera l’eau et un petit château d’eau qui la stockera en hauteur pour avoir suffisamment de pression.


2) Le camp pénal de Vatomandry

L’hectare de cultures maraîchères au camp pénal (mis en place l’année dernière) a subi de graves dommages pendant le cyclone IVAN, mais les prisonniers et les responsables se sont remis au travail avec courage pour notre arrivée ; ce qui nous a permis de retrouver tous les « carrés » remis en forme et replantés. D’ici deux mois une première récolte pourra être faite : brédes, choux chinois, courgettes, haricots verts et blancs, etc.…

Une surprise nous attendait, un deuxième hectare avait été préparé et travaillé pour augmenter le rendement des récoltes afin que les prisonniers du camp et de la prison de Vatomandry puissent bénéficier davantage de nourriture. Pour les aider, nous avons acheté engrais et graines supplémentaires.
Le transport entre le camp et la ville reste un gros problème, l’essence étant très chère et la piste en très mauvais état, il faut presque 2 heures pour parcourir 15 kilomètres. Désormais, une fois par semaine, quelques prisonniers partent du camp à pied avec des paniers bien remplis pour apporter les légumes à la prison.
Ce camp reste pour l’instant un modèle de travail et de réinsertion à la vie active.
Quelques prisonniers ont pu faire venir leur famille sur place, ce qui rend ce lieu un peu plus humain.


3) Tamatave

a) La crèche dans la prison
Depuis notre dernière visite, la crèche a été réaménagée: de nouveaux lits ont été installés, 2 petits placards achetés pour ranger la vaisselle, les jouets et les vêtements.
Les enfants sont toujours confiés à la garde d’Angèle et bénéficient d’une alimentation régulière et équilibrée ainsi que d’une éducation ludique et préscolaire (écriture, calcul, chants et propreté).
Nous finançons également les soins médicaux.

b) L’atelier de broderie et de couture dans la prison
Cet atelier installé pour les femmes incarcérées fonctionne très bien sous la surveillance de Sœur Odette qui a aussi recruté des monitrices spécialisées. Le travail effectué par ces femmes peut être vendu et le bénéfice leur permet d’acheter du riz supplémentaire ou de se constituer un petit pécule.

c) Le camp pénal de FANANDRANA ( Projet en cours)

Au cours de l’année 2008 Monsieur BERTHOUZE, aumônier protestant des prisons de la Région Rhône-Alpes, séduit par notre action « cultures maraîchères » au camp pénal de Vatomandry et par l’intérêt de cet apprentissage du travail agricole en vue d’une réinsertion future, a souhaité nous aider financièrement pour mettre en place la même structure au camp de Fanandrana, situé à 17 kms de Tamatave.

Après des rencontres avec le Directeur Régional des Prisons et les religieuses chargées de la surveillance des travaux, nous avons démarré le projet fin mai.
Depuis notre retour, les plates bandes ont été réalisées avec l’aide d’un ingénieur agronome, les légumes plantés (brèdes, tomates et choux) et nous pensons que d’ici un mois la première récolte pourra avoir lieu.

Nous sommes heureuses de savoir que les prisonniers de Tamatave bénéficieront de cet apport alimentaire supplémentaire.

d) La case de Christophe (paraplégique)

Après avoir acheté un terrain à son nom et au nom de ses enfants, nous lui avons construit une jolie case de deux pièces avec meubles et vaisselle, équipée d’une pompe à eau extérieure ainsi que d’un W.C. Un petit bout de jardin lui permet d’avoir quelques pieds de manioc et d’ananas, ainsi que des brèdes. Il vit seul avec ses deux petites filles, qui s’occupent entièrement de lui tout en allant à l’école (plus d’1/2 heure à pied de trajet). Leurs cahiers scolaires sont remarquables…quelle volonté, elles sont admirables !…Nous les avons prises en charge en ce qui concerne leur scolarisation et leur donnons une aide alimentaire.

e) Les enfants scolarisés
Ils sont actuellement 49. Nous leur offrons la possibilité d’aller en classe en finançant les droits d’entrée, les frais d’écolage et l’aide alimentaire. Nous avons pu constater les bienfaits de notre intervention : un jeune est entré cette année à l’université, deux ont été reçus au bac, deux autres ont passé le B E P C avec succès et plusieurs ont été reçus au Certificat d’Etudes Primaires.

Sœur Jeannette a tenu à ce que nous allions rendre visite à un certain nombre de familles . C’est pour nous un moment difficile et plein d’émotion, car nous nous rendons compte de l’immense dénuement de ces familles : ils vivent dans des cases très petites, dépourvues d’eau, d’électricité et de tout confort, mais toujours bien tenues. Les mères de famille et les enfants étaient fiers de nous recevoir ; leur reconnaissance et leurs sourires nous encouragent à continuer.

Durant ces visites nous avons donc décidé d’aider une famille à reconstruire et à agrandir sa case. En effet il n’y avait qu’une seule pièce pour 7 personnes (5 garçons « de 8 à 22 ans » et 2 adultes) le toit en tôle est complètement percé et la chaleur à l’intérieur atteint facilement 45°. Pourquoi avoir choisi cette famille plutôt qu’une autre, simplement parce que les 2 garçons aînés travaillent très bien en classe malgré leur environnement et leur mère essaye de faire vivre tout son petit monde en brodant sans jamais se plaindre, ni rien demander.

A l’occasion de notre passage nous avons pu, comme chaque année, offrir un repas de fête à tous les enfants et à leur famille. Au cours de ce moment très joyeux, les enfants nous ont présenté un spectacle de danses folkloriques et de chants, le bonheur rayonnait dans leurs yeux et les familles sont reparties avec quelques kilos de riz supplémentaires.

4) Le dispensaire et le laboratoire d'Antsiramandrosoa

Nous sommes allées à la messe de l’Ascension à 6h du matin, donnée pour les malades du dispensaire, et célébrée par le père Jean-Marie (prêtre « de brousse » malgache). Très jolies voix et très beaux cantiques !
L’association a offert un repas à tous ces malades, ambiance très chaleureuse, très animée. Leurs visages illuminés montraient leur joie. Ils nous ont remerciées par des danses et des chants…très beau moment !

Au dispensaire, Sœur Christine et sœur ZEZELA (infirmières) voient en consultation 150 malades par mois dont 80% d’enfants (sur 4 enfants,1 décède avant 1 an, 2 à 3 avant 5 ans).
Les maladies les plus fréquentes sont dans l’ordre suivant : Paludisme, infections respiratoires (tuberculose pulmonaire en hausse à cause de la malnutrition), maladies sexuellement transmissibles, fièvre typhoïde, bilharzioses (doivent être dépistées rapidement pour éviter la malnutrition), et la lèpre, actuellement en régression.
Étude sur la filariose (Les patients diagnostiqués sont suivis par Handicap International)
Tous les mois, les sœurs font une campagne de vaccinations pour les enfants.

Le laboratoire fonctionne bien. Grâce à lui, les maladies, vite diagnostiquées, peuvent être traitées rapidement... Michel HELFRE, Biologie Sans Frontière, continue à aider les sœurs en les formant sur les nouvelles analyses et par l’apport du matériel qui leur est nécessaire.
Sœur ZEZELA va suivre une formation en biologie pour seconder Sœur Christine au laboratoire.

Nos vaches (Nassia et Anjara, Nassolo et Marco son veau de 2 semaines) se portent bien.


Projets 2008/2009 à financer :

Pour le barrage :
Installation d’un puits et d’un petit château d’eau
Famille d’enfants scolarisés : agrandir et rénover leur case

Dispensaire d’Antsiramandrosoa :
  • Apporter l’eau à côté de l’étable (achat d’une cuve de 3000L) pour améliorer les conditions des malades, arroser le jardin et nettoyer l’étable.
  • (Tous les travaux d’amélioration du système d’eau ont été réalisés par les Pompiers Humanitaires Français au mois de juin, l’eau est maintenant au dispensaire et au centre)
  • Cimenter le pourtour du laboratoire, car terre humide et boueuse.
  • Souhait des sœurs de changer les cases des malades de place, car elles sont situées dans un creux toujours inondé et rénovation de ces cases…projet onéreux !!!


Poursuite, bien entendu, de nos autres actions : crèche, cultures maraîchères, rizières, écolage et aide alimentaire des enfants scolarisés et des 2 filles de Christophe.


Manifestations prévues :
  • Tenue d’un stand dans le village international lors de la Foire Economique de Saint-Etienne du 19 au 29 septembre 2008.
  • Compétition de Golf au Sperflu à Saint Romain le Puy le 19 octobre 2008
  • Spectacle de flamenco le 14 novembre 2008 à 20h30 (salle Jacques Brel à Terrenoire)
  • Tournoi de bridge au club L’AMES à St-Etienne le 18 janvier 2009

Merci de vous intéresser à nos actions.
Ce pays est toujours aussi beau, et les Malgaches aussi aimables et souriants. Hélas la pauvreté est toujours présente, c’est pourquoi nous avons besoin de votre aide et de votre soutien.




Monique PREVOST (Présidente) 04 77 32 91 88 / monique.prevost@neuf.fr
Nicole ISAAZ (Vice-Présidente) 06 23 39 55 46 / nicole4254@hotmail.com
Daniel POINSON (Trésorier) 04 77 36 53 55
Michèle GUICHARD (Secrétaire) 04 77 21 48 15